Service de chirurgie urologique et praticiens

1.UROLOGIE ANOMALIES CONGÉNITALES

Toutes les anomalies congénitales chez l’adulte de l’appareil urinaire et génital masculin sont prises en charge. Des techniques innovantes comme le traitement par laparoscopie (cœlioscopie) ou laser des syndromes de la jonction pyélo-urétérale sont proposées.

2.UROLOGIE ADÉNOME DE LA PROSTATE

La prostate est une glande située sous la vessie qui entoure l’urètre. Cette glande grossit chez tous les hommes à partir de 40 ans et risque de comprimer l’urètre qu’elle entoure gênant ainsi l’évacuation des urines. Ce Développement banal et bénin, quasi inévitable, de la glande s’appelle l’adénome ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Si l’adénome (HBP) se développe chez tous les hommes, seuls 60% d’entre eux seront réellement gênés pour uriner et devront être traités le plus souvent par des médicaments. L’adénome de la prostate (HBP) obstruant l’urètre va entraîner une faiblesse du jet, une miction lente, saccadée et la nécessité de pousser pour vider la vessie. Parfois un blocage complet peut survenir, c’est la rétention aigüe d’urine. L’adénome se manifeste aussi par des envies fréquentes et pressantes d’uriner de jour comme de nuit.

L’adénome quand il est gênant peut être simplement traité par des médicaments. Ne sont opérés que les hommes chez qui les médicaments ne sont pas assez efficaces pour permettre une vidange vésicale satisfaisante ou chez lesquels l’adénome est à l’origine de complications (infections, rétention d’urine, calculs). L’intervention sur l’adénome est réalisée dans la majorité des cas par voie endoscopique en empruntant le canal de l’urètre, sans ouverture abdominale. Pour désobstruer l’urètre lors de cette intervention on peut utiliser une énergie électrique bi-polaire (plasma) ou un laser.

3.LES CANCERS UROLOGIQUES

LE CANCER DE LA PROSTATE

C’est le cancer le plus fréquent de l’homme. Il touche en France un homme sur 8. Le cancer donne à son début très peu de signes cliniques. Aujourd’hui c’est le dosage du PSA associé à l’examen de la prostate par toucher rectal qui permet un diagnostic précoce. Ce cancer ne sera traité que s’il risque d’altérer l’espérance de vie de l’homme. Le diagnostic est réalisé sur les biopsies de prostate. Ces biopsies s’effectuent sous anesthésie locale en consultation. Différents traitements peuvent être proposés en fonction du stade de ce cancer, de son agressivité et de l’âge du malade.

Toutes les décisions de traitement sont prises en réunion de concertation pluridisciplinaire d’oncologie qui fait intervenir tous les spécialistes en même temps sur le dossier du malade.

LE CANCER DU REIN

Il peut intéresser la totalité du rein ou seulement une partie de l’organe. La chirurgie est le traitement de référence. Les techniques chirurgicales innovantes (laparoscopie,) peuvent aider à la préservation d’une partie du rein avec des hospitalisations de courte durée.

LE CANCER DE LA VESSIE

Il est souvent précédé par la survenue de « polypes » de vessie. Le premier temps de traitement est endoscopique : résection endoscopique par voie endo-urétrale. La deuxième phase thérapeutique peut être de la chirurgie lourde (ablation de la vessie avec reconstruction vésicale, de la radiothérapie ou de la chimiothérapie. Toutes les décisions de traitement sont prises en réunion de concertation pluridisciplinaire d’oncologie qui fait intervenir tous les spécialistes en même temps sur le dossier du malade.

LE CANCER DE LA VOIE EXCRÉTRICE

Ces tumeurs concernent les uretères et la bassinet. Le diagnostic repose sur le scanner mais aussi sur l’examen endoscopique de l’uretère et du bassinet par urétéroscopie souple. Dans certains cas un traitement endoscopique par laser peut être proposé. Toutes les décisions de traitement sont prises en réunion de concertation pluridisciplinaire d’oncologie qui fait intervenir tous les spécialistes en même temps sur le dossier du malade.

LES CANCERS DU TESTICULE ET DE LA VERGE

Ces cancers sont rares. Ils sont pris en charge en collaboration étroite avec les services de radiothérapie et d’oncologie médicale.

4.UROLOGIE ANDROLOGIE – SEXUALITÉ

L’urologue s’occupe de la sexualité masculine. L’impuissance (dysérection) est l’incapacité à obtenir une érection suffisamment rigide pour pénétrer. C’est le trouble sexuel le plus fréquemment rencontré chez l’homme. D’autres problèmes comme le manque de désir, les anomalies de l’éjaculation ou les courbures de verge peuvent aussi perturber la vie sexuelle des hommes.

L’IMPUISSANCE

« La panne d’érection » peut toucher tous les hommes, même jeunes. Il s’agit d’un épisode isolé, banal, sur lequel l’homme et sa partenaire ne doivent absolument pas focaliser. Souvent sans cause évidente, cette « panne » peut être liée au stress (premier rapport sexuel, peur de décevoir par exemple). Parfois cette « panne » se répète, et inquiète l’homme avec le danger de le précipiter dans ce qu’on appelle « l’anxiété de performance ». L’homme va alors redouter et même éviter la situation du rapport sexuel car il craint l’échec. Il est alors nécessaire de consulter un médecin avant de s’enfermer dans une spirale d’échec qui ne fera qu’aggraver les choses. Le médecin rassurera, fera l’analyse de la plainte et pourra prescrire une aide médicamenteuse temporaire, permettant de redonner confiance à l’homme et au couple. Dans certains cas le problème est plus complexe nécessitant des examens plus poussés et conduit parfois à l’utilisation d’injections dans la verge que le malade peut réaliser lui-même afin d’obtenir une érection avant le rapport. Certaines interventions chirurgicales ou des médicaments peuvent être à l’origine de difficultés à obtenir une érection. Avant de consulter votre médecin faites vous-même l’analyse des circonstances déclenchantes de ces pannes sexuelles (nouveau médicament, épisode de vie traumatisant, etc..).

LES AUTRES TROUBLES DE LA SEXUALITÉ

  • L’éjaculation précoce qui survient avant ou dès la pénétration a souvent une cause psychologique. Actuellement son traitement a beaucoup progressé avec l’arrivée ces derniers mois de nouvelles classes de médicaments. Certaines interventions chirurgicales ou médicaments agissant sur la prostate peuvent entraîner des troubles de l’éjaculation comme une éjaculation rétrograde.
  • Les troubles du désir sont plus fréquents avec l’âge. Leur analyse est complexe, faisant intervenir de nombreux paramètres (monotonie dans le couple, maladie d’un des conjoints, prise de médicaments à visée hormonale ou neurologique, alcool). Après une analyse minutieuse de ces causes possibles, le médecin pourra demander un dosage sanguin de la testostérone (hormone mâle).

DERNIÈRE PATHOLOGIE FRÉQUENTE

  • La courbure de verge. Elle peut survenir dans toutes les tranches d’âge. Cette courbure n’a aucun caractère de gravité et son traitement n’est envisagé que lorsqu’elle rend la pénétration très difficile. Le plus souvent un redressement par une intervention chirurgicale simple améliore les choses

5.UROLOGIE INCONTINENCE URINAIRE

troubles de la statique pelvienne

L’incontinence urinaire de la femme est très fréquente. Elle survient essentiellement après l’accouchement et après la ménopause. L’incontinence urinaire d’effort se traite en premier lieu par la pose d’une bandelette, en ambulatoire.

Des traitements innovants (chirurgie laparoscopique, injection de toxine botulique, neuromodulation sacrée) peuvent être proposés après échec des traitements rééducatifs et médicamenteux.

Le prolapsus urogénital est une descente d’organe chez la femme survenant essentiellement après l’accouchement. Nous la traitons soit par laparoscopie soit par voie vaginale.

6 .UROLOGIE INFECTIONS

Les infections les plus fréquentes intéressent le rein (pyélonéphrites) ou les testicules (orchites). La fièvre et la douleur conduisent les malades à consulter en urgence. Les infections urinaires de la femme sont également prise en charge par l’urologue.

7 .UROLOGIE LITHIASES URINAIRES (CALCULS)

Les calculs du rein et de l’uretère sont fréquents et peuvent entraîner lorsqu’ils obstruent l’uretère des coliques néphrétiques ou des infections rénales. Lorsque l’on doit intervenir, aujourd’hui la chirurgie s’effectue dans l’immense majorité des cas par endoscopie : urétéroscopie souple associée au laser (pour les calculs rénaux) ou semi-rigide pour les calculs urétéraux, toujours en ambulatoire.

8.ÉQUIPEMENTS INNOVANTS

LE LASER EN UROLOGIE

Le laser est l’acronyme de Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation. Il s’agit d’une onde électromagnétique avec un ensemble de particules que sont les photons . Cette technique est très souvent  utilisée dans le traitement des calculs (lithiases de l’appareil urinaire) et peut l’être dans le traitement de l’adénome de la prostate de certaines tumeurs de la voie excrétrice (urétère et bassinet).

L’énergie délivrée par une fibre laser peut aussi être utilisée dans le traitement de l’hypertrophie prostatique ou adénome prostatique.

L’URÉTÉROSCOPIE

L’urétéroscopie souple permet, sous anesthésie générale, d’introduire dans l’uretère puis le rein, un fibroscope souple. Il permettra d’explorer les cavités rénales et de fragmenter les calculs en utilisant une fibre laser amenée au contact du calcul. Les débris du calcul seront extraits avec l’aide de petites sondes dédiées ou laissés sur place, leur élimination se faisant ensuite avec le flux des urines.

De même l’urétéroscopie avec laser permet de « vaporiser » certaines tumeurs de l’uretère ou du bassiner à condition que leur taille soit petite. Cette urétéroscopie – laser permet de traiter des anomalies congénitales (jonction pyélo urétérale)

LA CHIRURGIE LAPAROSCOPIQUE (COELIOSCOPIE)

La laparoscopie (ou cœlioscopie) est une technique chirurgicale qui permet de réaliser des interventions sans « ouvrir » la paroi abdominale. Elle est utilisée dans différentes spécialités chirurgicales et a fait l’objet d’un développement important ces dernières années en Urologie.

Cette technique consiste à mettre en place un trocart dans l’abdomen (en général au niveau de l’ombilic) par lequel un gaz (CO2) est insufflé dans la cavité cœliaque (cœlioscopie). Ce gaz entraîne un gonflement de l’abdomen, libérant ainsi un espace dans lequel les instruments pourront évoluer. Au travers de ce premier trocart est introduite une caméra qui est reliée à un écran de contrôle . D’autres trocarts (de 2 à 4) sont introduits au travers de la paroi abdominale afin d’introduire les instruments pour réaliser l’intervention

Les avantages de ce procédé sont :

  • La vision des organes et des structures au travers d’une caméra entraîne un grossissement de ces derniers et permet ainsi une meilleure approche.
  • Un saignement souvent diminué.
  • Une diminution importante de la douleur post-opératoire car il n’y a pas d’ouverture de la paroi abdominale.
  • Durée d’hospitalisation donc plus courte avec retour précoce à domicile améliorant ainsi le confort psychologique post-opératoire et reprise plus rapide des activités professionnelles ou sportives.
  • Confort esthétique car il n’y a pas de grande incision cutanée.

À l’heure actuelle, de nombreuses interventions urologiques sont réalisables par laparoscopie. C’est le chirurgien qui décidera de proposer la laparoscopie ou non en fonction de la lésion, de son volume, de sa situation exacte et de l’état du malade.

LA NEUROMODULATION SACRÉE

Cette technique permet par une stimulation nerveuse des racines médullaires de traiter certaines incontinences de la femme. Dans un premier temps on réalise un test qui, s’il est positif, permet l’implantation définitive de l’appareil dans un deuxième temps.


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